Partager l'article ! Hausse des prix alimentaires : une question de survie pour certains: L'OCDE et la FAO ont réalisé une étude qui confirme que les prix alim ...
L'OCDE et la FAO ont réalisé une étude qui confirme que les prix
alimentaires vont rester élevés dans les 10 ans à venir. La hausse est d'autant plus sensible que la part des revenus consacrée à l'alimentaion est importante.
Le FAO propose une carte du monde ou l'on voit l'évolution, année après année, de la faim dans le monde.
http://www.fao.org/es/ess/faostat/foodsecurity/FSMap/flash_map.htm
Le poids que représente la composante alimentaire dans l’IPC varie considérablement d’un pays à l’autre, reflétant la structure des
dépenses des ménages. La composante des prix alimentaires varie entre moins de 10 % aux États-Unis et plus de 30 % en Turquie et en Pologne, mais dans la majorité des pays de l’OCDE, la part des
dépenses alimentaires varie entre 13 % et 20 %.
Dans les pays en développement, elle pèse nettement plus lourd dans le budget des ménages: elle atteint par exemple 28 % en Chine, 33 % en Inde, et représente plus de la moitié des dépenses
totales des ménages dans des pays tels que le Kenya (51 %), Haïti (52 %), le Malawi (58 %) et le Bangladesh (62 %).
Ces observations confirment la loi de Engel selon laquelle la part des dépenses alimentaires dans le budget familial diminue au fur et à mesure que le revenu s’élève (graphique 2.2). Cela
signifie que dans les pays où les dépenses alimentaires représentent une part importante du revenu, le prix élevé des denrées alimentaires aura un impact négatif sur le pouvoir d’achat des
ménages. Dans ces pays, la montée des prix alimentaires signifie une érosion de la capacité des ménages à satisfaire leurs besoins fondamentaux, ce qui est susceptible de devenir une source
potentielle de tensions politiques et même de violence.
Les ménages à faible revenu sont ceux qui seront le plus touchés par l’augmentation des prix alimentaires. La part de leur revenu qu’ils consacrent aux dépenses alimentaires étant relativement
élevée, il ne leur en reste pas suffisamment pour leur permettre d’« abandonner » les autres types de dépenses et de les réaffecter à la satisfaction des besoins alimentaires. Ils seront
peut-être simplement contraints de diminuer leur consommation alimentaire et celle d’autres produits de première nécessité, en conséquence de la hausse des prix de l’alimentaire.
http://www.oecd.org/dataoecd/54/35/40716017.pdf